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    Psychothérapie Belgique

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    Psychologue Psychothérapeute

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    Articles

    Les thérapies validées pour le traitement du PTSD

     Evaluation

    Cet article rapporte les résultats empiriques de la meilleure qualité sur l'efficacité des psychothérapies pour le traitement du PTSD.

    Préambule

    Cet article se base sur les tailles d’effets rapportées par les méta-analyses qui ont permis de valider l’efficacité des psychothérapies pour le PTSD. Vous pouvez au préalable consulter nos articles sur la validation des psychothérapies en psychologie (1).

    Qu’est-ce que le PTSD ?

    Le syndrome du stress post-traumatique (PTSD), tel que défini par le DSM V se caractérise par 4 groupes de symptômes : réexpérimenter l’événement traumatique ; éviter les stimuli du trauma ; engourdissement (numbing), cognitions négatives et humeur sombre ; hyperactivation et hyperréactivité.(2)

    Le diagnostic de stress post-traumatique ne peut être posé qu'un mois après l'exposition à un ou des événement(s) traumatique(s). Lorsque l'exposition est plus récente (3 jours à 1 mois), un diagnostic de stress aigu est considéré.

    Les psychothérapies efficaces pour la population générale

    Watts et ses collègues ont mené une méta-analyse pour évaluer l’efficacité des traitements pour le PTSD. (3) Ils se sont pour cela basés sur 137 comparaisons de traitements tirés de 112 études. Ils ont montré que trois psychothérapies étaient efficaces pour le traitement du PTSD dans la population générale : la thérapie cognitive pour le PTSD (g= 1,63) la thérapie par exposition prolongée – Foa- (g=1,08) et l’EMDR (g=1,01). En gardant en tête que le g de hedge est plus conservateur que le d de cohen, un g de 1,1 signifie que 86 % of des personnes dans la condition de traitement auront une amélioration symptomatologique supérieure à l'amélioration moyenne du groupe contrôle. Cela signifie également qu'il y a 78 % de chance qu'une personne choisie au hasard dans le groupe de traitement ait une amélioration supérieure à une personne choisie dans le groupe contrôle (4).

    courbes d de cohen = 1,1

    Les antidépresseurs indiquaient quant à eux un effet faible à modéré sauf pour le topiramate (g=1,20).

    Les psychothérapies efficaces pour les vétérans de guerre

    Watts et ses collègues ont observé que les thérapies pour le PTSD étaient moins efficaces pour les vétérans de guerre. Haagen et ses collègues ont étudié l’effet des psychothérapies pour le PTSD chez les vétérans de guerre. (6) Ils se sont pour cela basés sur 57 études. Leurs résultats ont montré que les deux psychothérapies efficaces étaient la thérapie cognitive pour les traumas (g =1,33) et la thérapie d’exposition prolongée (g=1,06). Par contre, les tests de l’efficacité de l’EMDR et de l’entraînement à la gestion du stress n’ont pas indiqué des résultats cliniques concluants (g=0,38 et 0,16).

    Un d de Cohen à 0,40 signifie que 66 pourcents du groupe de traitement aura une amélioration comparaitvement au groupe contrôle. Cela signifie également qu'il y aura 61 pourcents de chance qu'une personne choisie au hasard dans le groupe de traitement ait une amélioration supérieure à une personne choisie au hasard dans le groupe contrôle. (4)

    Haagen et ses collègues ont également montré que le nombre de séances centrées sur le trauma était un prédicteur de l’efficacité thérapeutique (B = 0,51 ; p=0,001), mais pas le nombre de séances dans l’absolu. Ils ont également observé que les thérapies individuelles étaient plus efficaces que les thérapies de groupes. Enfin, chez les soldats en tous cas, les traitements pour le PTSD ont moins de taille d’effet chez les personnes ayant un PTSD faible ou très élevé (rappelons que c'est en comparaison avec un groupe contrôle). (5)

    courbes d de cohen = 0,4

    Que conclure des méta-analyses de Watts et de Haagen

    • * Il existe des psychothérapies efficaces pour le PTSD et celle-ci sont même en moyenne nettement plus efficaces que la médication.
    • * L’EMDR n’a pas une efficacité supérieure aux autres traitements validés pour le PTSD. Son efficacité est par ailleurs clairement inférieure pour des populations comme la population militaire et par exstension, probablement pour d'autres types de traumas et d'autres populations. Cela signifie qu’il est nécessaire de former les praticiens à d’autres thérapies validées que l’EMDR.
    • * Il faut s’attendre à ce que pour un nombre significatif de patients, un nombre de séances centrées sur le trauma plus important qu’annoncé dans les protocoles soit nécessaire pour atteindre une rémission.
    • * Une attention particulière à la restructuration cognitive doit être apportée dans les psychothérapies pour le PTSD.
    • * Une médication peut-être pertinente en complément d'une psychothérapie pour les PTSD sévères, avec une préférence nette pour le topiramate.

    Sources

    livres

    1. http://pierre-orban.psychotherapiebelgique.be/articles/une-therapie-efficace-n-est-pas-necessairement-basee-sur-la-preuve

    2.Briere, J., & Scott, C. (2015). Complex Trauma in Adolescents and Adults. Psychiatric Clinics of North America, 38(3), 515-527. doi:10.1016/j.psc.2015.05.004 https://www.researchgate.net/publication/278795758_Complex_Trauma_in_Adolescents_and_Adults

    3. Watts, B. V., Schnurr, P. P., Mayo, L., Young-Xu, Y., Weeks, W. B., & Friedman, M. J. (2013). Meta-Analysis of the Efficacy of Treatments for Posttraumatic Stress Disorder. The Journal of Clinical Psychiatry, 74(06). doi:10.4088/jcp.12r08225

    4. http://rpsychologist.com/d3/cohend/ , Kristoffer Magnusson a développé un outil permettant de visualiser les tailles d’effets et de comprendre leur implication

    5. Haagen, J. F., Smid, G. E., Knipscheer, J. W., & Kleber, R. J. (2015). The efficacy of recommended treatments for veterans with PTSD: A metaregression analysis. Clinical Psychology Review, 40, 184-194. doi:10.1016/j.cpr.2015.06.008