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    Psychothérapie Belgique

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    Psychologue Psychothérapeute

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    Consulte à domicile

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    Pierre-Orban
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    Articles

    Que nous dit le Centre Belge d’Information Pharmacothérapeutique concernant la médication en santé mentale?

    Médicaments

    Que nous dit le Centre Belge d’Information Pharmacothérapeutique (CBIP) à propos des aides médicamenteuses en santé mentale ?

    Que ce soit avant, pendant ou après la psychothérapie, il peut arriver que l’on soit amené à se demander s’il faut prendre une médication d’aide ou non. C’est une question importante à laquelle il peut ne pas toujours être facile de répondre. Idéalement, il faut pouvoir poser ses questions à son médecin généraliste. N’ayez pas peur d’embêter votre prescripteur avec vos questions, c’est votre droit. Si vous restez hésitant, il vous est possible de prendre un avis chez un second médecin. Vous êtes, quoi qu’il en soit, toujours libre d’accepter de prendre un traitement ou non.

    Il peut aussi arriver que l’on souhaite récolter des informations fiables de son côté pour ensuite pouvoir poser des questions à son médecin. Le Centre Belge d’information Pharmacothérapeutique (CBIP) est indiqué pour cela. Fondé en 1971, le CBIP a été constitué en ASBL, dont l'objectif consiste à "assurer la formation continue ainsi que la mise à jour des connaissances dans le domaine de la pharmacothérapie des médecins, des pharmaciens et dentistes". La pharmacothérapie concerne le (bon) usage des médicaments dans la pratique clinique. Le CBIP (http://cbip.be/fr/about) fut agréé officiellement par arrêté royal le 28 février 1974. Comme précisé dans ses statuts, les conflits d’intérêts des rédacteurs sont rigoureusement contrôlés afin d’être évités.

    Quiz « santé mentale et pharmacothérapie selon le CBIP »

    Pour vous faire découvrir quelques indications du CBIP quant à la médication en santé mentale, nous avons rédigé un petit quizz pour vous. Pour ce faire, nous nous sommes rendus dans la partie destinée au système nerveux du répertoire commenté des médicaments qui est accessible en ligne. Les liens vers les pages consultées ainsi que leur date de publication se trouvent dans le correctif du quiz.

    points d'interrogation lumineux
    Selon le CBIP, un antidépresseur est le traitement de choix pour la dépression unipolaire légère à modérée.
    Faux : Comme l’indique le CBIP : Face à un patient dépressif, la prescription d'un antidépresseur ne doit pas être systématique. En cas de dépression mineure, une prise en charge non médicamenteuse à elle seule est certainement préférable.
    Pour les troubles comme la schizophrénie, le traitement médicamenteux est la meilleure solution pour stabiliser les symptômes invalidants comme les hallucinations, le délire ou les comportements désorganisés.
    Vrai : Comme l’indique le CBIP : Les antipsychotiques sont efficaces dans la phase aiguë de la schizophrénie, et le traitement d’entretien diminue le risque de récidives. Tous les antipsychotiques ont un effet sur les symptômes positifs de la schizophrénie (entre autres delirium, hallucinations, confusion). Des questions subsistent quant à l’effet des antipsychotiques sur les symptômes négatifs (apathie, faible intérêt pour les contacts sociaux), sur le fonctionnement social ou sur les troubles comportementaux cognitifs.
    Pour le stress et l’anxiété sévère et chroniques, l’idéal est de prendre des anxiolitiques.
    Faux : Comme l’indique le CBIP : En cas de troubles anxieux, il y a lieu de rechercher le type d'anxiété. Dans toutes les formes d'angoisse, la préférence doit être accordée à une prise en charge non médicamenteuse en raison de l'efficacité à long terme et de l'absence d'effets indésirables. Les médicaments ont une place uniquement en cas de troubles sévères de l'anxiété ou d’échec de la prise en charge non médicamenteuse.
    Il est toujours déconseillé de prendre un antidépresseur pour les troubles anxieux sévères.
    Faux : comme ‘l’indique le CBIP : Les antidépresseurs et la prégabaline peuvent avoir une place dans certains troubles anxieux sévères.
    Pour les insomnies, il est conseillé de commencer par tester un hypnotique pour évaluer si le sommeil s’améliore.
    Faux : Comme l’indique le CBIP : En cas d'insomnie, il faut en premier lieu prendre en charge les facteurs qui en sont la cause. Lorsqu'aucune affection sous-jacente n'est retrouvée, on optera de préférence pour une approche non médicamenteuse, telles que la relaxation, l'amélioration de l'hygiène du sommeil et éventuellement une thérapie comportementale. Si un hypnotique est malgré tout prescrit, on ne l'utilisera dans la mesure du possible que pour quelques jours seulement. Lors de l’instauration du traitement, il convient de prévoir une date pour l'arrêt de l'hypnotique.

    Sources

    Page concernant les antidépresseurs, consultée le 01/08/2017, cbip.be/fr/chapters/11?frag=7450

    Page concernant les hypnotiques, sédatifs et anxiolytiques, consultée le 01/08/2017, cbip.be/fr/chapters/11?frag=7468

    Page concernant les antipsychotiques, consultée le 01/08/2017, cbip.be/fr/chapters/11?frag=7799

    Page concernant les stabilisateurs de l'humeur, consultée le 01/08/2017, cbip.be/fr/chapters/11?frag=17996